Ce vendredi matin, c’est opération “Saint-lys morne plaine”. Il est 11h30 et le centre ville est quasi désert au grand dam des commerçants.

Déjà très impactés depuis un an par la crise sanitaire qui connait une nouvelle évolution avec un troisième confinement, les commerçants du centre ville ont eu le déplaisir d’apprendre seulement la veille, le jeudi, que les Floralys se tiendraient sur la place nationale et sur la place de la liberté. 

“Un centre ville bloqué c’est 75% de recette en moins chaque jour ! Nous ne pouvons pas nous le permettre.”

De hautes grilles se dressent partout et condamnent l’accès aux deux places centrales. La zone a été bouclée le vendredi matin avec 24h d’avance alors que le marché ne débute que le samedi matin à 9h. 

“Ils auraient quand même pu nous prévenir et prévenir les saint-lysiens ! Mes clients m’appellent, pensant que je suis fermé ! Ce n’est pas normal. “

Plusieurs questions se posent.

La première concerne le lieu. Pourquoi bloquer le centre ville ? Depuis plus de 25 ans les Floralys se tiennent autour de la Gravette. Celle ci fermée en raison du Covid, restent les extérieurs habituels. Restent aussi les espaces inoccupés de l’Escalys qui auraient certainement apprécié un peu d’animation !

La deuxième question concerne les horaires. La pose des barrières dès le vendredi matin soit 24h en avance. Pourquoi ne pas avoir attendu la fin de la journée ou le début de soirée pour installer ? Cela aurait éviter de paralyser l’activité du vendredi et la perte de chiffre d’affaire induite.

La dernière question concerne l’Escalys, un bâtiment qui a déjà couté à la commune plus de 2,5 millions d’euros, aujourd’hui en grande partie inoccupé et apparemment peu ou pas entretenu. La municipalité aurait elle honte de montrer aux saint-lysiens l’état actuel des abords de l’Escalys ? 

Il est vrai que pour les personnes âgées ou les personnes à mobilité réduite l’accès depuis le parking n’aurait pas été des plus facile.

Les commerçants du centre ville doivent se sentir bien seul face à une municipalité sourde à leurs doléances, incompétente car sans expérience sur les problématiques du monde de l’entreprise. Investir son temps et son argent, travailler de longues périodes sans pouvoir même se verser un salaire, il faut avoir été indépendant pour savoir ce que c’est, cela ne s’invente pas, cela ne se trouve pas dans les manuels.

Toujours est-il que les commerces qui le peuvent sont ouverts. Certains sont présents sur les réseaux, en click & collect, sur le site fairemescourses.fr.

Retrouvez toutes les informations avec l’association des commerçants le coeur du lys très active sur Facebook.  

Exemple de click & collect expliqué

Lire la vidéo

We need to verify your age

Please confirm that you’re over 18 to continue the gameplay or leave the website.

YES
NO

Sur la tête !

En ce mois de novembre 2023, des milliers de panneaux signalétiques d’entrée de communes ont été retournés à l’envers partout en France. Une action des jeunes agriculteurs pour dénoncer une politique agricole qui “marche sur la tête”.

La politique agricole n’est pas la seule à tourner carré. De longue date, la politique communale et supra communale a tourné le dos aux citoyens. Une fois l’élection gagnée, les programmes sur papier glacé, les promesses et les beaux discours sont vite oubliés et font place à une tout autre réalité. Une réalité que les potentats locaux s’appliquent, au mieux, à embellir ou à travestir, au pire, à esquiver ou à dissimuler lorsqu’elle devient trop gênante. Typiquement à Saint-Lys, l’augmentation de la pression fiscale  ou la mise en carence par le préfet.

Depuis 2016, la gestion de l’équipe municipale, de son maire Serge Deuilhé accompagné de son 1er adjoint, Fabrice Planchon, est particulièrement représentative de cette déconnexion grandissante entre promesses et résultats, entre politique menée et aspirations citoyennes. En sept ans de présence à la mairie, le bilan est sévère. Oubliées les huit pages de promesses électorales. Les renoncements succèdent aux renoncements et l’avenir s’obscurcit. Là ou les communes alentours tire leur épingle du jeu à l’image de Fonsorbes, Saint-Lys stagne, voir, régresse, et cela malgré l’explosion des dépenses et des impôts.

La prochaine échéance électorale approche à grands pas, alors, modestement, je souhaite faire mienne la phrase de Rabelais “Ignorance est mère de tous les maux” et proposer avec d’autres, quelques éléments de réflexion .