Les Républicains, la faucille et le marteau, la nouvelle fable saint-lysienne

Le point de départ de ma réflexion matinale trouve sa matière sur la page du candidat à la TRIPLE MANDATURE, Serge Deuilhé. Plus exactement dans le soutien affiché par des élus REPUBLICAINS exprimés via des likes et des partages.

En « feuilletant » la prose très convenue, très propagandiste, farcie des désormais obligatoires éléments de langage et finalement bien creuse, après avoir souri aux photos des candidats ultra photoshopés (I Trump !) et franchement ri devant la mine déconfite de Marie-Claude Leclerc carotte au poing, j’aperçois les noms de Fabrice Planchon, Denis Pery et Arlette Grangé au fil des likes et des partages.

Comment ne pas réagir à ces soutiens certes discrets, mais tout de même publics ?

La liste « Haute Garonne en commun », dirigé par le PS, regroupe dans un attelage hétéroclite, divers partis et mouvements, dont le plus emblématique reste le PCF, parti communiste français. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, nous voici en présence de trois républicains faisant publiquement campagne pour la coalition Méric !

Le soutien de trois républicains saint-lysien est déjà assez incongru en soi, mais ça ne s’arrête pas là !

Un soutien public à Serge Deuilhé et à Georges Méric au détriment de leurs propres candidats, Thérèse Monfraix et Pascal Daram, puisque le parti des Républicains présente eux aussi une liste ! Nul doute que les républicains du canton et de Haute-Garonne apprécieront et sauront s’en souvenir.

Les Ex Tarride

Au-delà d’être, très probablement, les trois seuls républicains à soutenir ouvertement une liste avec le PCF, les trois élus ont en commun leur appartenance à la liste menée par Bernard Tarride lors des municipales de 2014. Une liste labélisée Divers Droite.

L’engagement Républicain de Denis Pery n’est pas un secret puisqu’il propose la carte du parti autour de lui. Pas davantage secrètes, ses ambitions politiques. Arlette Grangé, la plus prolixe sur les réseaux sociaux est elle aussi clairement identifiée dans le paysage politique saint-lysien. 
 

Le cas de Fabrice Planchon est plus flou. Au départ de l’aventure des municipales il s’affirme républicain. Venu tardivement à la république en marche, subséquemment au soutien affiché de Monique Iborra (LREM) à Serge Deuilhé, il adresse aux instances LREM, un courrier d’allégeance en novembre 2019 dans lequel il se proclame leader des marcheurs de la liste Deuilhé. Affirmant entre autre, la parfaite compatibilité de Saint-lys Ensemble avec les valeurs de la REM. 

Probablement en accord avec Serge Deuilhé dont on connait aujourd’hui les stratégies souterraines et les revirements politiques, « Vas-y, passes devant, je te suis ! »

Que dire de tout ceci ?

Cette situation est totalement inconcevable mais finalement très représentative du mélange des genre régnant actuellement à la mairie de Saint-Lys. Nous touchons ici les limites de l’apolitisme de façade très couru ces derniers temps car garant de tous les copinages.

Nous savons que les départements, au même titre que les régions et les grandes villes représentent un enjeu majeur dans l’implantation locale des partis politiques et donc de leur influence. Le département est une des pièces du grand échiquier politique ou se joue la bataille pour gagner l’Elysée et l’assemblée nationale.  

Je le répète, la position de nos trois élus LR est irrecevable. Les faits parlent d’eux même et porteront leurs propres conséquences lors des prochaines échéances électorales à Saint-Lys. 

J’aurais aimé que celles et ceux des élus, LR et LREM de la majorité qui restent silencieux aujourd’hui et notamment l’une d’elle qui, à grand renfort d’indignation bruyante, menaçait de quitter la liste à la simple évocation de cohabitation avec des marcheurs, marquent leur désapprobation. Chiche ?

Cette mascarade m’inspire un poème d’Albert Lozeau que je vous livre plus bas.

Adishatz

La Girouette

« La girouette au bout du pignon tourne au vent ;
Et selon que le vent la caresse ou la fouette,
Plus ou moins vite, on voit, tourner la girouette,
Sa pointe en tous les sens et sans cesse en avant.

Du nord au sud, de l’est à l’ouest, elle vire
En décrivant un rond qui s’efface dans l’air ;
Parfois, elle s’arrête, et de son doigt de fer
Désigne longuement un objet qui l’attire.

La girouette oscille et fait un demi-tour,
Elle hésite, on dirait qu’elle a peur de l’espace ;
Elle se meut de droite à gauche au vent qui passe :
Attentive, elle écoute et regarde alentour.

Voici que tout à coup un souffle la bouscule ;
Elle tourne, et s’arrête encore brusquement,
Comme prise soudain d’un grand étonnement…
Puis, recommence son manège minuscule.

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