Soyez les bienvenus !

Soyez les bienvenus !

J’ouvre ce blog aujourd’hui pour disposer d’un espace d’expression alternatif. Je souhaite en faire à la fois un outil d’information, de controverse et de proposition. Sans parler de propagande, aujourd’hui la communication municipale est bien trop parcellaire, déconstruite et partisane pour être crédible. En même temps la diversité est peu audible, faute de moyen d’expression. Voici ma modeste contribution !

Mon très court passage dans la majorité fut à la fois sidérant et terriblement instructif.

Cette immersion totale de quelques mois m’a beaucoup appris sur le fonctionnement interne de l’équipe municipale actuelle. Cela m’a permis de conforter mes convictions personnelles et de désacraliser ce lieu de pouvoir. Je reviendrais plus précisément sur ces deux thèmes dans mon prochain édito. Je vous parlerai aussi d’opacité et d’ambition personnelle…

J’en ai retiré l’envie d’aller plus loin, plus au fond des choses.

Aujourd’hui, le temps n’est pas aux griefs même si la gestion de Serge Deuilhé et de ses fidèles est largement critiquable. Il suffit de regarder froidement, sans a priori partisan, l’évolution de Saint-lys au fil des ans. Les conclusions arrivent d’elle-même. Là aussi, j’y reviendrai.

J’ai croisé de belles énergies dans la liste majoritaire. J’en croise aussi dans les autres listes et en dehors des listes. Beaucoup d’énergies en souffrance par manque de moyen et d’écoute. J’ai la faiblesse de croire qu’une autre voie est possible en dehors de celle suivie par le maire. Si tant est qu’on lui accorde de suivre une voie. Il donne plus l’impression de naviguer à vue, de courir après le train à la façon du lapin de Lewis Carroll, « Je suis en retard, mon dieu, je suis en retard ! ».

Saint-lys traine les mêmes godillots usés depuis des lustres. Cela fait même sourire dans les salons, du département à l’agglo, toujours la même ritournelle : « Saint-lys ? C’est toujours compliqué à Saint-lys, c’est bien connu ! » ou « Rien ne change dans cette ville, toujours un coup fourré en réserve, pas facile ».

J’ai la conviction qu’il est possible de mettre fin à ce qui n’est en rien une fatalité mais seulement une succession de circonstances malheureuses.

Depuis maintenant des lustres, je soutien RSF, reporter sans frontière. Pour que vive la démocratie, il est vital que la liberté d’expression ne soit pas entravée. Une démocratie solide encourage la liberté d’expression.

C’est aussi le principal moyen de responsabiliser les dirigeants.

Sur un plan national, l’information abonde autour de nous, sur Internet, à la télévision, à la radio, et dans les journaux. Sur un plan local il est beaucoup plus difficile de se faire entendre. Peu de moyen, quasiment aucun dialogue citoyen voire quelques entraves pour accéder aux informations. Mention spéciale au canard de l’Aiguebelle qui depuis des années porte le débat sur la place publique. On peut ne pas être d’accord mais il faut leur accorder une belle pugnacité !

L’information est essentielle quand il s’agit d’avoir l’œil sur les activités de la mairie et sur ses responsables. C’est un devoir important, celui d’informer le public, d’aider la population à comprendre les procédés souvent compliqués du fonctionnement d’une municipalité et d’une communauté d’agglomération. Expliquer comment les décisions, prises aux plus hauts échelons, peuvent l’affecter. Elle peut aussi avertir le public quand ses dirigeants ne tiennent pas les promesses faites pour être élus.

L’information permet aussi de lutter contre la corruption.

La liberté d’expression permet aux gens de s’exprimer et contribue à la diffusion d’opinions qui ne cadrent pas nécessairement avec celles des dirigeants au pouvoir.

Il est surement difficile d’apprécier que sa politique soit critiquée en public, mais il faut soutenir le droit de le faire. C’est la condition même d’un climat « franc, robuste et ouvert à tous » nécessaire au débat des questions d’intérêt public.

 

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